Nev’Rose par Kirkis Rrose

Une exposition sur le rose dans une galerie rose par un artiste rose. Une symphonie en couleur qui fait voir la vie en rose mais soulève surtout la question fondamentale de la peur de l’atypique voire de la haine de l’altérité. L’exposition propose également dans le cadre de Octobre Rose la vente d’une sérigraphie aux bénéfices de cancerdusein.org

Név’Rose

L’exposition de Kirkis Rrose à la Pijama Galerie s’inscrit dans la continuité de la ligne éditoriale sur la psychanalyse et l’étude de l’intériorité. A travers Név’Rose, le propos est de présenter de manière frontale une couleur mal-aimée des occidentaux et d’analyser les réactions des regardeurs face à ce fondamental biologique, devenu au cours du siècle dernier un marqueur identitaire des plus clivants.

En se parant, de manière kitsch et criarde, de (presque) 50 nuances de rose, la galerie offre ainsi une expérience immersive pour donner la possibilité de s’opposer à ses propres conflits internes. Orchestrée par un homme, l’exposition propose d’explorer en profondeur la confusion des genres : au sous-sol, l’artiste a eu carte blanche pour créer une installation sans concession invitant à l’expérience généthliaque.

Cette exposition se place donc dans la parfaite continuité des recherches en cours de l’artiste. En effet, dans une période politique tourmentée, où le rose de certains mouvements pro-famille fait écho à la résurgence du triangle rose en Tchétchénie, cette exposition soulève la question fondamentale de la peur de l’atypique voire de la haine de l’altérité.

Kirkis Rrose (29 ans, vit et travaille à Paris)

Kirkis Rrose est un artiste plasticien, également chercheur en doctorat au Laboratoire d’études de Genre et de Sexualité (LEGS), rattaché à l’Université Paris 8. Son travail plastique articule corps et couleur, linguistique et histoire de l’art, études de genres et féminisme, culture queer et culture punk, art conceptuel et body art, et il se construit autour d’une teinte monochromatique peu aimée : le rose.

Le travail plastique de Kirkis Rrose lui sert à la valorisation de ses recherches scientifiques, tout comme ses expérimentations plastiques sur les matériaux alimentent ses théories. Après un diplôme de Master en art à la l’Université Panthéon-Sorbonne où il a présenté un mémoire consacré au corps modifié – explorant le monde du tatouage, du piercing et de la chirurgie pour faire de son corps la pièce centrale de son art – il s’investit désormais entièrement dans une recherche artistique et universitaire sur le rose.

Kirkis Rrose est membre des collectifs BareCare et X et adhérent au Centre Français de la Couleur et de Couleurs Vagabondes – Langage-Art-Société.

Un artissainte-agathete militant et une galerie engagée

Depuis toujours, Kirkis Rrose s’engage de manière active dans différentes communautés : aide aux travailleuses du sexe, lutte contre le VIH et contre les discriminations LGBT. Pour cette exposition, en concertation avec la galerie (également engagée avec Link pour Aides – Art is Hope), l’artiste a décidé de réaliser une œuvre en sérigraphie, dont l’intégralité des recettes sera reversée à Octobre Rose et la lutte contre le cancer du sein.

Représentant Sainte Agathe, la martyre aux seins coupés, en variation de rose, la sérigraphie a pour but de sensibiliser toujours un peu plus à la lutte contre le cancer du sein et à son dépistage précoce, et créer des passerelles entre art et engagement sociétal.

 

 

Marzio Fiorini, artiste brésilien ayant récemment rejoint la galerie apportera également sa contribution en proposant une de ses créations de bijoux en caoutchouc.

Consulter ici le Synopsis Név’rose

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